L'USVO, nouvelle version, entame sa saison 2007/2008 ce week end, par un Tournoi à Mondeville.
L'occasion était trop belle : Après Hervé COUDRAY en Juin dernier, voici donc l'entretien réalisé avec notre second transfuge « Normand » de l'intersaison : Amélie POCHET.
Amélie, tu as dû renoncer à l'Euro Italien, en raison d'une blessure au talon d'achille. Peux-tu nous dire comment tu vas aujourd'hui ?
Maintenant, ça va beaucoup mieux. Il s'agissait en fait d'une ancienne blessure qui s'est réveillée, lors du début de préparation avec l'Equipe de France. A partir du 10 Août, et jusqu'au 10 Septembre, date à laquelle j'ai réellement repris, j'ai alterné périodes de repos et de soins, avec du vélo et du renforcement musculaire. Je dois continuer à progressivement augmenter mes efforts, ne pas aller trop vite, mais ça va beaucoup mieux.
Tu arrives cette saison à l'USVO. Pourquoi avoir fait ce choix plutôt qu'un autre, comme rester à Mondeville par exemple ?
Cela faisait trois ans que j'étais à Mondeville et, même si j'ai vécu de très bons moments là bas, j'avais envie de franchir un cap. Valenciennes reste une référence et, lorsque l'opportunité s'est présentée, je ne pouvais que la saisir. En plus, je vais pouvoir continuer à travailler avec Hervé, que j'appréciais énormément à Mondeville : ce n'est que du positif.
Quelles sont tes attentes, en arrivant ici, à Valenciennes ?
Mes attentes sont simples : gagner des titres !!! C'est le souhait qu'a toute basketteuse et, quand on vient à VO, on doit gagner des titres. Pas un seul, des tas de titres : je suis venue pour ça !!
Originaire du Portel, c'est ta famille qui doit être contente de te voir revenir dans la région ?
C'est vrai qu'avant, pour aller à Mondeville, il y avait trois heures de route, et ce n'était pas forcément facile pour eux, même si on essayait de se voir le plus possible. Là, c'est plus près, et cela devrait être plus facile. Cela ne veut pas forcèment dire qu'on aura l'occasion de se voir plus. Nous verrons bien.
De tous les titres en jeu cette saison, si tu ne devais en gagner qu'un seul, quel serait-il ?
Ta question est délicate, car c'est difficile de faire un choix. Chaque titre est différent, et apporte quelque chose de différent. Je pense quand même qu'une Coupe d'Europe est quelque chose à part. Disputer le Final Four, et si possible le gagner, ça doit être vraiment un « truc » à faire !!
Même si tu n'as encore que 23 ans, as-tu déjà pensé à ce que tu feras, après le basket ?
Oui, forcément. Il n'y a encore rien de bien précis, d'autant que ce n'est jamais facile de préparer quelque chose à côté, quand on est basketteuse. Aujourd'hui, disons que j'ai un ou deux pistes, mais que je me donne encore deux ans pour vraiment y penser sérieusement.
As-tu des manies, des habitudes, avant et après les matches ?
Avant les matches, je fais toujours une sieste, je prend une collation et j'écoute de la musique, surtout du Rn'B ou du RAP. Après, je n'ai pas de manies particulières, si ce n'est décompresser en passant la soirée chez moi, ou parfois en équipe, ce qui permet de rediscuter du match, de certaines actions qui nous ont marqué.
Si tu devais donner ta plus grande qualité et ton plus grand défaut, dans et hors basket, quels seraient-ils ?
Voilà vraiment le style de question vacharde que je n'aime pas trop qu'on me pose. C'est toujours délicat et difficile d'y répondre, d'autant que je n'en ai pas vraiment d'idée. Si tu le permets, je préfères ne pas te répondre sur ce sujet.
Quelle aurait été la question que tu aurais aimé que je te pose, et quelle aurait été ta réponse ?
Aucune question en particulier. Quand on arrive, comme c'est mon cas, dans un nouveau club, on est fort sollicitée et, généralement, on retrouve plus ou moins les mêmes questions. Je n'ai aucune préférence quant à celles qu'on me pose : j'essaie de répondre à toutes.
Merci à Amélie pour le temps qu'elle a accepté de nous consacrer.
Propos recueillis par Saulzoir pour usvobasket.com le 11 Octobre 2007.